Dans le Silo n°5 de Montréal

Aujourd’hui nous avions prévu d’aller visiter le Silo N°5 sur le port de Montréal suite à une annonce que Mme Ours avait vu dans le journal gratuit que l’on trouve dans le métro, il y a environ 1 mois (le 19 Mai).

C’est l’association « Heritage Montréal » qui proposait cette activité.

Nous étions curieux de savoir ce qu’il y avait dedans, et de connaître un peu l’historique de cette immense construction (en voilà une partie en arrière plan en photo)

Nous sommes donc allés au rendez-vous ce matin, avec finalement de la chance, le ciel était couvert mais pas de pluie !
Arrivés sur place, c’est un groupe d’une vingtaine de personnes que nous retrouvons.

La visite commence par un historique de l’activité  portuaire de Montréal, les connexions entre le port et le ferroviaire etc… (voies ferroviaires toujours en activité):

Puis nous nous dirigeons vers la zone industrielle, fermée par une grille avec interdiction d’accès à toute personne non autorisée, et port du casque obligatoire.C’est alors qu’arrive le gardien sur sa voiture de golf, il nous ouvre la grille. Il sort un groooos sac, genre sac d’équipement de hockey, mais rempli de casques.
On fait le tour du premier bloc appelé « l’annexe » (non ça n’est pas une boite de nuit), c’est un silo construit en béton, une des premières constructions du genre réalisée de cette façon, qui vient renforcer la capacité de stockage du premier bloc construit en métal. Malheureusement, à l’époque on avait pas de recul sur ce type de construction, et de fait, avec la dilatation des éléments stockés, les gaz et poussières explosives dégagés par les matières stockées (principalement des céréales), le bâtiment est fissuré de toute part, colmaté tant bien que mal, et l’accès est interdit.


Nous arrivons sur le premier édifice construit en métal (toutes les tôles sont rivetées…) datant de 1904, un silo « cubique », et peu dégradé dans lequel nous entrons.

On peut enfin voir ce qui ce cache sous ces grandes structures.
On trouve des colonnes des stockage, avec des goulets de distribution, et des « jambes » constituées de tapis munis de godets permettant comme dans les mines de remonter les matières.

En bas se situe les rails permettant aux trains de traverser l’édifice et de déverser le grain. Les wagons arrivant chargés déversent la matière, qui est remontée par les « jambes » dans les silos pour les livraisons, et pour les expéditions, les goulets permettent de remplir les wagons.
Tout autour des silos on trouve des convoyeurs aériens qui permettent de transbahuter le grain vers les silos. La difficulté résidait également dans le fait qu’il ne fallait pas que les matières soient mélangées…
Ce qui est impressionnant c’est la taille de l’édifice et l’infrastructure mécanique qui devait faire fonctionner tout ça dans un bruit qu’on ose à peine imaginer.

Nous allons ensuite faire le tour du dernier bâtiment , le fameux silo 5 Annexe B1, dont l’activité a cessé en 1995, qui est en parfait état, ayant été construit plus récemment, en béton, mais en prévoyant ce qu’allait devoir endurer le bâtiment.

Pour plus de détails voici la fiche qu’on a reçu sur place avec quelques informations : Lien fiche scannée

Aujourd’hui il est question de ré habiliter l’ensemble du terrain qui représente une énorme surface en centre ville de Montréal. Le silo en béton première génération doit être détruit, tandis que pour le reste, il a plusieurs options à l’étude (conversion en appartements, musée, cave à vin géante etc.). Si vous voulez en savoir plus : cliquez ici

A bientôt pour un article concernant les garderies ainsi que l’expérience professionnelle de M. Ours qui est lui aussi en poste :).

Bye

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Une réponse à Dans le Silo n°5 de Montréal

  1. Dorydee dit :

    Ahhh! Vous m’avez devancé 😉 J’avais prévu de le faire et voir vos photos me donne encore plus envie!

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